Oraux des écoles de commerce : ces épreuves qui testent votre créativité

Oraux Des Écoles De Commerce

Les écoles de commerce innovent dans leur manière de recruter leurs candidats. À l’occasion du traditionnel entretien de motivation, elles introduisent des jeux et des épreuves faisant appel à votre créativité.


Interview inversée, jeu de cartes, analyse de court-métrage… Au moment des oraux des concours, les écoles de commerce tentent de sortir des sentiers battus et de proposer des épreuves permettant de mieux apprécier votre esprit d’initiative ou votre imagination. Un moyen pour certains candidats de se démarquer ou de gagner quelques points. Voici quelques exemples d’épreuves au menu des oraux 2016, qui se dérouleront jusqu’au début du mois de juillet 2016.

1. Le serious game et l’interview inversée à GEM 

Présent au cours de la scolarité à GEM (Grenoble école de management), le serious game fait désormais partie du concours. Avant l’entretien de motivation, le candidat doit choisir entre l’analyse d’une carte géopolitique, d’un graphique économique, d’une citation en management et/ou un exercice autour des thèmes innovation et créativité. Cette dernière option est en réalité un serious game autour du management. Le principe : vous tirez au sort trois cartes désignant une cible de consommateurs (aventurier, astronaute, policier…), un objet (lunettes, casque…) et une caractéristique (transparent, vibrant, liquide…). Vous devez ensuite transformer, compléter ou modifier l’objet existant en y ajoutant une caractéristique afin qu’il puisse répondre à un besoin de la cible. L’objectif est de développer votre capacité d’interprétation et d’extrapolation. À partir du tirage, vous avez 30 minutes pour imaginer ce nouveau produit ou service et rédiger un texte qui met en scène l’utilisation de cet objet. Vous disposez ensuite de 5 minutes chrono pour le présenter au jury.

À quoi devez-vous vous attendre ?

Est-ce une épreuve déterminante ? “Non, répond Béatrice Nerson, directrice adjointe de l’ESC Grenoble. Nous mesurons grâce à cette épreuve la capacité du candidat à structurer son discours, à parler d’un sujet qui n’est pas forcément en lien avec son cursus antérieur, à poser sa voix, à s’échauffer pour la suite de l’entretien, à gérer son temps.” Mais, rassurez-vous, c’est un bonus ! Le jury dispose d’une grille d’évaluation spécifique pour l’entretien en lui-même.

Préparez-vous également à l’exercice de l’interview inversée. Pendant 10 minutes, c’est à vous de poser des questions à l’un des membres du jury. Votre mission : en apprendre le plus possible sur lui, son parcours et sa vie professionnelle. Attention, ce n’est pas une discussion de comptoir, alors prenez un maximum de notes ! D’autant que vous devrez construire une synthèse à partir des informations énoncées lors de l’entretien. Pour les examinateurs, cet exercice servira à évaluer vos capacités d’écoute, d’adaptation et d’échange avec une personne inconnue.

2. Le “rocket pitch” de l’ESC Troyes

Pour intégrer l’ESC Troyes, vous devez passer par le “rocket pitch”. Le concept ? Avant l’entretien de motivation, le candidat choisit trois objets du quotidien (ampoule, panier, lunettes de soleil, paquet de mouchoirs, casserole, tube de crème…) parmi un stock prédéterminé par l’école. Sur cette base, à charge pour lui d’inventer un produit ou un service innovant. Exemple : il y a quelques années, un candidat qui avait choisi un gant, des palmes et une télécommande, a imaginé un propulseur téléguidé permettant de régler la vitesse des palmes… Tout un programme !

À quoi devez-vous vous attendre ?

Faites votre choix d’objets rapidement : vous n’avez que 15 minutes pour les sélectionner, en même temps que les autres candidats au concours. Ensuite, vous disposez d’un quart d’heure pour imaginer votre projet avant de le pitcher au jury en moins de 3 minutes. Le but est de tester votre créativité, votre potentiel d’innovation et vos capacités entrepreneuriales. Pas de panique si vous n’êtes pas inspiré(e) le jour J, le “rocket pitch” ne vous fermera pas les portes de l’école. En revanche, si vous réussissez l’épreuve, c’est 4 points de bonus sur la note finale.

3. Un exposé basé sur un court-métrage à l’ESC Clermont

Parler septième art pendant le traditionnel entretien individuel de motivation, ça vous tente ? C’est ce que propose l’ESC Clermont, en partenariat avec le Festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand (63). L’épreuve démarre par la projection d’un court-métrage d’une dizaine de minutes. Vous disposez de 10 autres minutes pour préparer votre exposé sur le film, qui devra lui aussi faire 10 minutes. Puis vous enchaînerez sur l’entretien de motivation.À quoi devez-vous vous attendre ?

Cet exercice est l’occasion pour le jury d’évaluer votre ouverture d’esprit, votre imagination et votre aisance à l’oral. “Nous voulons sélectionner des jeunes aptes à comprendre et analyser le monde qui les entoure, ses débats, enjeux et actualités. Le court-métrage est pour cela un formidable outil. Qu’en retirent-ils, comment appréhendent-ils les messages et comment sont-ils capables de les organiser, de les retranscrire et d’aller plus loin dans la réflexion ?” explique la directrice de l’école, Françoise Roudier. La marche à suivre pour ne pas se tromper : restituer le sujet dans son contexte, faire ressortir les idées ou problématiques soulevées, les développer et conclure.4. “Jouer aux cartes” à ICN Business School

“Comparez un fouet et une fleur de lys.” C’est le genre de colle que l’on peut vous poser à l’entretien d’entrée à ICN. Pas moyen de ressortir des arguments appris par cœur. Le jeu de cartes mis en place par l’école doit permettre de déceler les candidats qui récitent leur leçon et jouent un rôle devant le jury.
Son principe : vous tirez au sort  plusieurs cartes. À vous de faire ensuite le lien entre les objets représentés. Exemple : “Trouvez un point commun entre une feuille de papier, un téléphone et des lunettes.” Réponse possible : “Ces trois cartes représentent des outils de communication, via l’écriture pour le papier, la lecture pour les lunettes et l’échange à distance pour le téléphone.” Un raisonnement tiré par les cheveux ? Non, selon l’école. Il fait appel à votre capacité à donner du sens et à faire preuve de créativité, notions primordiales en management…

À quoi devez-vous vous attendre ?

Certes, tout votre entretien ne repose pas sur votre performance à ce test. En revanche, il permet aux examinateurs de valider (ou pas) leur première impression sur vous. “Une présentation ‘convenue’ ou maladroite pourra être contrebalancée par cette épreuve, où le candidat se sentira peut-être plus à l’aise. À l’inverse, celui qui se dit ultracréatif lors de sa présentation et qui ne réussit pas l’exercice des cartes pourra faire évoluer l’impression du jury”, explique Gérald Duffing, directeur du programme ICN Grande École. Un jeu on ne peut plus sérieux, donc.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *